Le 17 juin dernier, Gloria Victis a rouvert ses portes sous l’égide de Gamigo. Un mois plus tard, je fais le point sur ce relancement, loin de l’euphorie du jour du lancement.
Ce qui fonctionne dans ce relancement
Le premier constat, c’est que le concept reste unique sur le marché. Gloria Victis propose toujours une guerre tri-factionnelle dans l’esprit de Dark Age of Camelot, avec un choix de camp définitif dès la création du personnage. Dans un marché saturé de MMO qui lissent leurs mécaniques pour plaire au plus grand nombre, cette radicalité a du sens.

Le passage en free-to-play est la décision la plus importante prise par Gamigo. La barrière à l’entrée a disparu, sans compromis sur l’équilibre du jeu puisque le combat reste entièrement skill-based. Le cœur du gameplay, combat non ciblé, artisanat profond, économie pilotée par les joueurs, a été préservé.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est la réactivité du studio. Un mois après l’ouverture, une fusion de serveurs a déjà été annoncée entre Aquilla et Wolfield, pour consolider la population plutôt que de laisser des serveurs se vider en silence. Dans le même temps, un serveur dédié à l’Amérique du Sud fait son retour, preuve d’une demande suffisante sur certaines régions.
Ce qui m’inquiète pour la suite
Cette fusion de serveurs, aussi positive soit-elle en termes de réactivité, révèle aussi qu’un mois après un lancement free-to-play très attendu, la population ne suffisait déjà plus à remplir les serveurs prévus initialement.
Le déséquilibre entre factions, un problème historique du jeu, reste présent. Malgré les bonus compensatoires automatiques, certaines nations restent nettement moins peuplées que les autres, avec les désavantages que cela implique en territoire et en sièges.
Le tutoriel, dense et long d’une à deux heures, continue de freiner une partie des nouveaux joueurs attirés par la gratuité du jeu. Sur un titre qui vient justement d’élargir son public, ce point mériterait d’être retravaillé en priorité.
Le point qui m’inquiète le plus reste l’absence de calendrier précis pour State of War, la mise à jour de contenu majeure promise après le lancement. Gloria Victis a déjà connu ce scénario en 2023, avec une roadmap ambitieuse suivie d’un effondrement progressif de la population.

Mon verdict
Gloria Victis a fait les bons choix sur l’accessibilité et la préservation de son identité. Les fondations sont solides et l’exécution du lancement est propre. Mais la partie la plus difficile, celle qui consiste à retenir les joueurs après les premières semaines, reste entièrement à écrire.
Je recommande d’essayer le jeu, gratuitement et sans hésiter, mais avec des attentes réalistes sur la taille de la population. Le vrai test aura lieu à la rentrée, quand State of War devra enfin livrer ce qu’il promet.
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