Graveyard Keeper 2 : faut-il craquer pour la suite ?
Sorti le 22 septembre 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, Graveyard Keeper 2 est la suite tant attendue du jeu culte de Lazy Bear Games. Huit ans après l’original, ce mélange unique de gestion cozy et d’humour macabre revient avec beaucoup plus d’ambition. Voici mon avis complet avant d’investir vos 20€.

Une histoire qui prend une autre dimension
Le scénario reprend après les événements du premier jeu : je découvre que le Gardien original s’est en réalité scindé en deux êtres. Le second, tenu pour responsable de l’apocalypse zombie déclenchée par son double, a passé des années enfermé dans une prison de l’Inquisition avant d’être libéré par une fée bien décidée à le faire réparer les dégâts. J’incarne donc à la fois un nouveau gardien de cimetière et un inquisiteur improvisé, dans une histoire plus ambitieuse et plus politique que l’original, portée par un doublage intégral de qualité.
Ce qui change vraiment niveau gameplay
Les bases restent fidèles à la formule : cultiver, récolter, crafter, améliorer mes outils, gérer ma barre d’endurance. Le grand ajout, c’est l’automatisation. Les zombies ne sont plus de simples décors : équipés d’outils spécifiques, ils peuvent se spécialiser dans différentes tâches et, avec assez de progression, alimenter de véritables chaînes de production automatisées façon Factorio médiéval.
Autre nouveauté marquante : de vraies séquences de combat façon capture-the-flag contre des hordes de zombies, avec tours, fortifications et armements à fabriquer moi-même. Le premier jeu n’avait quasiment aucun élément de combat — ici, c’est un pilier à part entière.
Le système de quêtes a aussi été largement amélioré, avec un menu qui organise clairement chaque chaîne de tâches, fini le besoin de tout garder en tête comme dans l’original.
Les points qui font débat
Mon ressenti rejoint les retours critiques, globalement positifs mais pas unanimes (Metascore de 73 sur 8 tests). Les reproches qui reviennent le plus souvent : un rythme volontairement lent, un début de partie qui noie le joueur sous les mécaniques et tutoriels, des cinématiques non skippables, et une sauvegarde possible uniquement en dormant. Si vous êtes plutôt habitué à des simulateurs de gestion plus rapides (Coral Island, Dave the Diver), le tempo risque de vous frustrer.
À l’inverse, si vous aimiez déjà l’ambiance grinçante du premier épisode, ou que vous commencez à vous lasser des fermes trop mignonnes façon Stardew Valley, je pense que vous devriez largement vous y retrouver : l’écriture reste hilarante et cynique, les PNJ (coucou l’âne communiste) ont une vraie personnalité, et la boucle de gameplay devient réellement addictive une fois le rythme trouvé.

Mon verdict
Pour moi, Graveyard Keeper 2 est une suite honnête avec elle-même : elle ne réinvente pas la formule, mais l’approfondit intelligemment sur tous les points qui comptaient. Si vous avez aimé le premier jeu ou que vous cherchez un cozy game avec un vrai twist macabre, foncez. Si vous êtes allergique au grind ou pressé d’avancer, je vous conseille plutôt d’attendre une promo ou de regarder du gameplay avant d’acheter.
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