Depuis la nuit du 4 au 5 novembre, je passe mes soirées sur World of Warcraft Forever, le Classic+ que la communauté réclamait à Blizzard depuis des années. Après quelques jours de jeu, je vous livre mes premières impressions : ce qui m’a séduit, et les deux points qui me gênent encore.
WoW Forever, c’est quoi exactement ?
WoW Forever est une version permanente de World of Warcraft. Elle reprend l’Azeroth de l’époque vanilla avec un niveau maximum bloqué à 60, mais ajoute du contenu inédit. Le jeu est inclus dans l’abonnement WoW, les packs proposés par Blizzard restant optionnels. Au programme : plus de 1 000 nouvelles quêtes, de nouvelles zones comme le mont Hyjal, neuf nouveaux donjons, la nouvelle race Skyborne et un champ de bataille en 15 contre 15.

Un feeling classic intact
Dès les premières minutes, j’ai retrouvé ce qui me plaisait dans le WoW des débuts. Les monstres font mal, on surveille sa mana, on s’assoit pour manger entre deux combats. Le leveling est long mais gratifiant : chaque niveau se mérite. Et grâce aux nouvelles quêtes, j’ai redécouvert des zones que je pensais connaître par cœur.
Du confort sans dénaturer le jeu
C’était ma plus grosse crainte, et Blizzard a trouvé le bon équilibre. L’interface est plus lisible tout en restant dans l’esprit classic. Au premier lancement, je peux choisir entre un mode Classic, fidèle à l’original, et un mode Enhanced avec quelques aides modernes. De nouveaux trajets, comme un arrêt de bateau à Hautebrande, évitent aussi des allers-retours interminables.
Modèles classic ou HD, au choix
Dans les options, je peux basculer à tout moment entre les modèles de personnages de 2004 et les modèles HD du WoW moderne. C’est purement visuel, sans impact sur le gameplay. Seule réserve : les Skyborne n’ont pour l’instant que des modèles HD, leurs modèles classic étant prévus pour début 2027.
Une technique solide
La bêta avait connu des files d’attente et des serveurs instables. Pourtant, depuis que je joue sur la version finale, je n’ai eu ni lag ni bug gênant. Pour un lancement de MMO de cette ampleur, c’est remarquable.
Le camping et les autres nouveautés
Ma nouveauté préférée, c’est le camping. Vers le niveau 5, une quête m’a appris à allumer mon propre feu de camp, qui devient un vrai campement : repos, marchands, réparations, ateliers de métier et bonus d’une heure. Ajoutez neuf donjons inédits du niveau 13 au niveau 60 et un système d’héritage à l’échelle du compte.
Un jeu pensé pour durer
La feuille de route est claire. Les raids ouvrent le 9 décembre, avec deux nouveaux raids à 10 et 20 joueurs ainsi qu’Onyxia à 40. Le mode Hardcore arrive cet hiver, puis le printemps 2027 apportera deux raids, deux donjons, une nouvelle zone et une quête légendaire.
Les points qui me dérangent
Le premier, c’est le layering. Il n’y a plus de serveurs : je choisis un type de règles (normal, JcJ ou jeu de rôle) et je rejoins un mégaserveur européen découpé en couches. Je comprends la nécessité technique, mais je ne me sens pas vraiment intégré à une communauté comme sur un serveur Classic. Blizzard a promis des améliorations, sans supprimer le système.
Le second en découle : le chat est moins vivant, car toutes les langues s’y mélangent. Mon conseil : réglez l’option de langue préférée en ligne sur le français dans les paramètres sociaux.

Mon verdict sur WoW Forever
Pour moi, WoW Forever est le meilleur retour à l’esprit vanilla auquel j’ai joué. Le feeling est là, les nouveautés sont intelligentes et l’avenir s’annonce prometteur. Le layering et le côté social restent à améliorer, mais je prends énormément de plaisir. Je vous en parle plus en détail dans ma vidéo sur la chaîne KAZ MMORPG.
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