Introduction : quand la PS1 rencontre le survival horror en monde ouvert
Il y a quelque chose de particulièrement séduisant dans la tendance actuelle qui consiste à revisiter l’esthétique des consoles 32 bits pour y greffer des mécaniques modernes et ambitieuses. Nox Mortalis s’inscrit pleinement dans cette mouvance, en proposant un survival horror en monde ouvert à la première personne, développé et édité par Gemezl, un studio indépendant solo. Prévu pour 2026 sur PC via Steam, le jeu dispose déjà d’une démo jouable qui a su convaincre la communauté, avec 95 % d’évaluations positives parmi les 119 avis laissés sur la démo Steam. Un signal encourageant pour un projet encore en développement.
Une formule ambitieuse : craft, exploration et survie hardcore
Nox Mortalis est un jeu de survie en monde ouvert de style rétro dans lequel le joueur doit collecter des ressources, fabriquer l’équipement nécessaire et explorer des donjons sinistres. Il faut affronter des créatures infernales et se battre pour survivre. La proposition est donc dense : le jeu combine la récolte de ressources, la fabrication d’équipement, l’exploration de donjons générés procéduralement et un système jour/nuit qui influe directement sur la difficulté. L’alternance du jour et de la nuit affecte les conditions de survie, forçant le joueur à planifier ses déplacements et à ne pas s’aventurer inconsidérément dans les ténèbres.
Le craft occupe une place centrale dans la progression. Dès les premières minutes, il faut abattre des arbres, récupérer du bois et d’autres matériaux pour confectionner des outils, des armes et un équipement de base. Le niveau maximum est fixé à 20, les statistiques doivent être validées définitivement une fois choisies, et la vitesse de déplacement est la caractéristique la plus déterminante, ce qui oriente les choix de build dès le début de l’aventure.

Une esthétique PS1 assumée et des inspirations solides
L’un des atouts les plus distinctifs de Nox Mortalis réside dans son parti pris visuel. Le jeu embrasse pleinement l’esthétique de la première PlayStation : textures basse résolution, polygones anguleux, palette de couleurs sombre et granuleuse. Loin d’être un simple effet de mode, ce choix graphique participe activement à l’atmosphère pesante et claustrophobique que le jeu cherche à instaurer.
Nox Mortalis s’inspire de titres comme King’s Field, Lunacid, Daggerfall et le mod Minecraft horror sur PS1, une filiation qui renseigne clairement sur l’ADN du projet. King’s Field, la série fondatrice de FromSoftware avant Dark Souls, était déjà connu pour sa progression lente, son atmosphère lourde et ses donjons labyrinthiques vus à la première personne. Nox Mortalis s’inscrit dans cette tradition tout en y ajoutant une dimension de survie et de monde ouvert.
Des donjons générés procéduralement pour une rejouabilité accrue
La génération procédurale est un élément clé du design. Les caves et donjons ne sont pas construits à la main de façon fixe : leur agencement change, ce qui garantit une certaine fraîcheur à chaque exploration et empêche les joueurs de mémoriser mécaniquement les niveaux. Cette approche rappelle les roguelikes, sans pour autant que Nox Mortalis se définisse comme tel : la mort n’est pas synonyme de recommencer depuis zéro, et la progression de personnage reste acquise.
La démo inclut une portion limitée du monde ouvert, un sous-ensemble d’armes, d’anneaux et d’objets, ainsi qu’un nombre réduit d’ennemis, offrant un avant-goût de l’expérience complète. Malgré ces limitations, la démo est suffisamment représentative pour donner une idée précise de ce que le jeu final proposera.

Une progression récompensante malgré quelques interrogations
Le jeu propose un sentiment de progression gratifiant et des éléments d’horreur intenses, maintenant les joueurs en tension au fur et à mesure qu’ils s’enfoncent dans ce monde cauchemardesque. La montée en puissance du personnage, l’élargissement progressif de l’équipement disponible et la découverte de nouvelles zones contribuent à un sentiment d’accomplissement bien calibré.
Toutefois, certains joueurs ayant testé la démo ont relevé que la progression du personnage reste limitée, avec un plafond de niveaux qui peut frustrer ceux qui cherchent à pousser la customisation à l’extrême. Un point que le développeur devra probablement peaufiner d’ici la sortie complète, en tenant compte des retours de la communauté.
Une configuration requise très accessible
Bonne nouvelle pour les joueurs équipés de machines modestes : la configuration minimale requise se limite à un processeur Intel Core i5 4460, 2 Go de RAM, une GeForce GTX 750 ou AMD Radeon 6870, et 500 Mo d’espace disque. Des prérequis particulièrement bas qui reflètent la nature rétro du projet et permettent d’y accéder sans investissement matériel significatif.

Conclusion : un projet indé à surveiller de près
Nox Mortalis est le type de projet qui mérite une attention particulière dans le paysage vidéoludique indépendant actuel. Porté par un développeur solo sous le label Gemezl, il conjugue avec sérieux des inspirations fortes (King’s Field, l’atmosphère PS1, les survival-crafts modernes) pour offrir quelque chose qui semble à la fois familier et singulier. La démo très positivement accueillie sur Steam confirme que le potentiel est réel. Reste à voir si la version complète, attendue en 2026, saura tenir ses promesses sur la durée et approfondir sa mécanique de progression. Le projet mérite sans conteste une place dans votre liste de souhaits Steam.
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